Hier Femme au Foyer, aujourd’hui Entrepreneur. Découvrez l’Histoire de Fatma Ozkan.

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De nombreuses mères au foyer cherchent à travailler ou à retravailler une fois leurs enfants devenus autonomes.  Mais après plusieurs années d’inactivité, la reconversion peut s’avérer souvent compliquée.

Pour Fatma Ozkan, qui a repris en 2010 le London, une brasserie- restaurant située sur la Place du Luxembourg à Bruxelles, en plein quartier européen, il s’agissait en effet d’un vrai défi. A 45 ans, elle s’est retrouvée à la tête d’une entreprise de 11 salariés, dans un métier qu’elle ne connaissait pas :

«Quand les enfants ont grandi, j’ai eu envie de faire quelque chose. Je commençais à m’ennuyer. Mais ce n’était pas mon métier. J’ai une formation de coiffure. Le premier jour, je me suis assise dans le restaurant et je me suis dit : qu’est-ce que je vais faire ici ? Le personnel travaillait déjà au London. Ils se sont dit : c’est qui celle-là ?».

Il s’en est donc suivi de longues heures de travail et de courage pour apprendre sur le tas et gagner le respect de ses employés : « Pendant un an, j’ai souffert. Mais aujourd’hui, je suis fière de moi. »

4 ans plus tard, la transformation du London est telle qu’elle est même souvent félicitée par d’autres brasseries de la Place du Luxembourg.

Son secret ? Le travail, le plaisir et l’ouverture aux autres. Arrivée en Belgique de Turquie à l’âge de 8 ans, elle ne se sent pas plus Belge que Turque ou Européenne.

« Je suis Belge, mes racines sont turques, ma religion musulmane. Mais je suis ouverte à toutes les cultures et les religions et je respecte tout le monde tel qu’il est.  Je me sens terrienne, humaine.»

Ce qu’elle préfère dans ce métier, c’est le contact avec les gens et c’est sans doute cette ouverture d’esprit qui lui a permis de faire de ce café un lieu « comme chez soi ». Comme pour ce client qui débarrasse ses couverts à chaque fois qu’il vient. Ou pour cet employé qui, à l’âge de 75 ans, a encore le courage et l’envie de continuer à y travailler.

« Je connais très bien mes clients et ce qu’ils aiment. Je donne de moi-même, comme je ferais pour un invité à la maison. Les clients disent qu’au London, c’est comme dans la famille ou chez des amis. »

Avec sa cuisine classique Belge et franco-italienne, et ses quelques plats turcs, le London Café attire une clientèle très variée : des Belges, des employés des institutions européennes, des Députés, des personnes d’origine multiples…

Quel conseil donne-t-elle aux jeunes qui veulent se lancer?

« Les jeunes aujourd’hui ont peur. Si moi j’ai réussi à 45 ans, vous pouvez tous réussir. Il ne faut pas avoir peur du travail. C’est le travail qui doit avoir peur de vous. »

Tel est le message qu’a voulu faire passer Fatma Ozkan, qui a osé le sauté le pas de l’entrepreneuriat en passant de son salon à celui du London.

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